L’hystéroscopie est l’un des examens les plus fréquemment prescrits dans le cadre d’un bilan de fertilité. Pourtant, quand on voit le mot écrit noir sur blanc sur une ordonnance, il peut vite devenir source d’angoisse.

Dans cet article, je vous explique comment se déroule une hystéroscopiecomment s’y préparer, et surtout je partage mon expérience personnelle, sans filtre, pour vous aider à aborder cet examen avec un peu plus de sérénité.

Disclaimer important : je ne suis pas médecin. Ce que je partage ici repose sur mon vécu personnel et les recherches que j’ai effectuées pour me préparer. Votre gynécologue ou médecin reste bien sûr votre interlocuteur privilégié pour toute question médicale.

Qu’est-ce qu’une hystéroscopie ?

L’hystéroscopie est un examen médical qui permet de visualiser directement l’intérieur de l’utérusgrâce à un instrument appelé hystéroscope (source : Wikipédia). Concrètement, cet examen permet d’explorer le canal cervical, la cavité utérine, l’origine des trompes.

Elle est souvent prescrite dans le cadre d’un bilan de fertilité, afin de rechercher certaines anomalies comme : des fibromes, des polypes, une malformation utérine, des synéchies (adhérences), ou plus rarement des anomalies de l’endomètre.

Il existe deux formes d’hystéroscopie :

  1. L’hystéroscopie diagnostique : c’est la plus courante, notamment en parcours PMA ou bilan fertilité. Elle permet :
    • d’examiner visuellement l’utérus,
    • de détecter des anomalies,
    • de confirmer un diagnostic,
    • et parfois de réaliser une biopsie de l’endomètre.
  2. L’hystéroscopie opératoire (ou chirurgicale) : elle permet de traiter directement certaines anomalies, sans incision, par les voies naturelles :
    • retrait de fibrome ou polype,
    • curetage,
    • section de cloison utérine,
    • traitement de synéchies, etc.

Comment se déroule une hystéroscopie diagnostique ?

L’hystéroscopie diagnostique est généralement : rapide (entre 5 et 15 minutes), réalisée sans anesthésie, en position gynécologique.

Elle a lieu dans la première partie du cycle, en général entre J8 et J12, avant l’ovulation.

Dans mon cas, j’ai contacté le centre le premier jour de mes règles, comme recommandé par ma gynécologue, afin de planifier l’examen au bon moment.

Déroulement de l’examen

1. La 1ère étape consiste à désinfecter la zone du vagin

2. Ensuite le médecin introduit l’hystéroscope (un instrument très fin avec une mini caméra) par le vagin, puis le col de l’utérus. Du sérum physiologique pour dilater la cavité utérine et améliorer la visibilité est introduite en parallèle.

Après l’examen, il est possible d’avoir :

  • de légers saignements,
  • des douleurs similaires à des règles.

Pas d’inquiétude, c’est souvent normal. En revanche, contactez votre médecin ou le centre en cas de : douleurs importantes, vomissements, saignements abondants et persistants, fièvre supérieure à 38,5°C.

L’hystéroscopie est-elle douloureuse ? Parlons franchement.

Avant de parler douleur, il faut savoir qu’il existe deux types d’hystéroscopes :

  1. L’hystéroscope rigide : plus classique, il peut être moins confortable, surtout chez les femmes sensibles ou stressées.
  2. L’hystéroscope souple : plus fin et flexible, il est généralement beaucoup mieux toléré.

Quand on pose la question fatidique : “Est-ce que l’hystéroscopie est douloureuse ?” La réponse est quasi universelle : “désagréable”. Mais soyons honnêtes… ce mot est flou. Très flou.

Mon expérience personnelle de l’hystéroscopie

Je vais être directe : ma première hystéroscopie a été très douloureuse. Elle a été réalisée avec un hystéroscope rigide, dans un hôpital universitaire. L’équipe était bienveillante, mais la douleur… intense.

Dès l’approche du col, j’avais déjà mal. Et quand le médecin m’a dit qu’elle n’avait pas encore passé le col, j’ai compris que ça allait être compliqué. Contractions, douleur vive… j’ai tenu, mais clairement, ce fut une épreuve.

Autant vous dire que lorsque ma gynécologue m’a annoncé que je devrais refaire une seconde hystéroscopie, le stress était à son maximum.

Deuxième hystéroscopie : et là, surprise !

Pour ma deuxième expérience, changement de stratégie. Spasfon + Doliprane, environ 1 heure avant l’examen sur validation préalable avec mon médecin ; Et surtout… changement de centre. J’ai pris rendez-vous dans un centre à Paris, sur les conseils de ma gynécologue, et je ne l’ai absolument pas regretté.

Cette fois-ci, l’examen a été réalisé avec un hystéroscope souple. Résultat ? Zéro douleur. Oui, vraiment. Une biopsie de l’endomètre a même été réalisée dans la foulée, sans difficulté.

Conclusion personnelle 👉🏾 la douleur dépend énormément :

  • de chaque femme,
  • du stress,
  • et surtout du type d’hystéroscope utilisé.

💡 Mon conseil clé : lors de la prise de rendez-vous, renseignez-vous sur l’instrument utilisé. Cela peut tout changer.

Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour, un jour, tenir enfin bébé dans nos bras ?

L’hystéroscopie fait partie de ces étapes parfois difficiles, mais souvent nécessaires sur le chemin de la maternité. Et vous, avez-vous déjà passé une hystéroscopie ? Votre expérience a-t-elle été douloureuse ou plutôt rassurante ?

N’hésitez pas à la partager en commentaire : vos mots peuvent aider d’autres femmes à se sentir moins seules.

Write A Comment